lundi 24 mai 2021

Face au capitalisme et à ses complices politiques

Nous sommes toujours là !

La période que nous traversons depuis un an est toute particulière à bien des égards : une pandémie mondiale responsable de plus de 3 millions de morts à l’échelle de la planète et d’un ralentissement considérable de l’économie mondiale. Les vagues pandémiques succèdent aux confinements, les économies nationales sont sous perfusion d’aides publiques, le peuple est sous le choc.

 


Que la COVID-19 se soit échappée d'un laboratoire, d'un marché aux animaux vivants ou d'ailleurs, si elle a rencontré l'humanité - ce qu'elle n'aurait jamais dû faire - c'est parce que le capitalisme, avec son irrépressible besoin de tout posséder et son inextinguible soif de profits, n'a eu de cesse de détruire les milieux naturels. Il est donc le principal responsable du désastre humain et social.

Anarchistes, donc décroissants, nous pourrions nous féliciter d’un ralentissement de l’économie mondiale, de la baisse de PIB, comme de la réappropriation - certes temporaire - d’espaces naturels - certes limités - par le règne animal et végétal de par la moindre circulation des êtres humains.

Pourtant, la société n’a changé en rien : c’est toujours la même barbarie qui commande avec un patronat toujours aux manettes. On nous fait applaudir le personnel soignant à 20h pour mieux oublier les fermetures de lits d’hôpitaux. On nous culpabilise à rester chez nous quand les bourgeois s’organisent des banquets privés fastueux et assistent à des représentations culturelles privatives. Et que dire de SANOFI, ex-fleuron de la recherche vaccinale, qui distribue des milliards de bénéfices à ses actionnaires tout en déployant des plans massifs de licenciements chez ses chercheurs. Entreprise incapable de trouver un vaccin malgré les milliards d’argent public reçus en Crédit Impôts Recherche.

Le capitalisme est en bout de course : partout dans le monde, pour imposer aux peuples les conséquences désastreuses pour l’environnement, il s’appuie sur des gouvernements autoritaires, l’armée et la police contre le peuple, des lois liberticides comme la loi Sécurité Globale… L’État c’est, de tout temps et en tout lieu, la barbarie.

Certains soutiendront, au contraire, que l’État fait partie de la solution, et qu’un bon gouvernement (de gauche ?) pourrait défendre le peuple et l’environnement par exemple en nationalisant l’économie, en fermant les frontières et en investissant massivement dans l’écologie.

Mais fermer les frontières au nom du protectionnisme, c’est laisser à penser que la classe ouvrière d’un pays aurait plus d’intérêts en commun avec son patronat qu’avec la classe ouvrière du pays voisin. Nationaliser l’économie, c’est ce que fait Macron en renationalisant Air France : une fois l’entreprise de nouveau rentable, et après avoir bien pressuré les salariés on pourra de nouveau la reprivatiser ! Socialisation des pertes, privatisation des bénéfices ! Mais la logique du transport aérien, elle, n’est guère questionnée, et les mesurettes plus que filtrées de la convention citoyenne sur le climat ni changeront rien… Quant à la planification écologique, il s’agit de sortir les vieilles lunes habituelles : continuons à bétonner, pour le PIB, mais que celui-ci soit vert, et en croissance !

Il n’y a donc pas de monde d’avant ni de monde d’après ; c’est seulement et durement le monde livré aux possesseurs des moyens de production à leur seul profit.

Élections ou Autogestion ?

Les perspectives émancipatrices semblent minces, le seul horizon politique qui nous est proposé, étant les régionales de juin 2021 et la présidentielle de 2022. Pourtant, il est très largement dépassable : au-delà des mobilisations syndicales « carrées » qui séduisent de moins en moins, le peuple se cherche avec le mouvement des gilets jaunes, avec les mobilisations contre la loi Sécurité Globale ou pour défendre l’Hôpital Public… Malgré la chape de plomb et la culpabilisation à se mobiliser collectivement, des grèves sporadiques éclatent, localement par exemple à PSA contre les cadences infernales imposées par la Direction alors que les chaînes de production doivent fermer par manque de pièces électroniques, à la Poste à Fougères contre la pression subie par les Facteurs, ou encore les occupations de lieux culturels avec le mouvement contre la nouvelle réforme de l’assurance chômage…

Si on ne peut rien attendre d’un Dieu (ou d'un Jupiter), d’un César  ni d'un Tribun pour résoudre les problèmes environnementaux considérables qui se posent à nous et aux générations futures, comme pour le partage des richesses (20 personnes possèdent autant que la moitié de l’humanité), on ne peut compter que sur nos propres forces, et notre capacité à nous mobiliser et nous organiser, comme nos prédécesseurs qui luttaient à Chicago en mai 1886 à Haymarket pour la journée de travail de 8 heures, journées de Mai que nous commémorons encore aujourd’hui à la mémoire des Anarchistes condamnés à mort par l’État suite à ces journées.

En ce 150° anniversaire de la Commune de Paris, (de Bordeaux, Saint-Etienne, Toulouse, Lyon, Limoges, Marseille, Narbonne…) nous réaffirmons comme nos camarades du premier congrès de l’Association Internationale des Travailleurs en 1872 à Saint-Imier dans le Jura suisse que «la destruction de tout pouvoir politique est le premier devoir du prolétariat», et que cela passe précisément par la prise en main de la vie de la Cité  - et au-delà !- par le peuple lui-même pour lui-même. Rappelons-nous les mesures prises alors par la Commune de Paris : abolition des loyers impayés, réquisition de logements vides, réquisition des ateliers pour être remis entre les mains de coopératives ouvrière dont les responsables seront élus par les ouvriers eux-mêmes, reconnaissance de l’union libre, égalité salariale homme-femme, séparation de l’Église et de l’État, laïcisation de l’enseignement, abolition du Concordat, regroupement des artistes revisitant le rôle de l’art dans la société

 

Ce que nos ainés ont fait, nous le pouvons aussi !

 

Groupe la sociale de la Fédération Anarchiste C /o local la commune 17 rue de châteaudun 35000 rennes Tel/rep : 0299689287

Permanences au local : Mercredi & Samedi de 14h à 18 h

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