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mercredi 5 octobre 2016

Ce que veulent les anarchistes !

Réunion publique « ce que veulent les anarchistes ! » Mercredi 12 Octobre à la maison de quartier de villejean à 19h30. Y seront exposés et débattus d’abord  le constat de l’atrocité humaine sociale et environnementale du capitalisme, pour déboucher ensuite sur la proposition du projet du fédéralisme libertaire.

jeudi 9 juin 2016

Les forces policières semblent ne plus connaître de retenue

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A l'heure où les forces policières semblent ne plus connaître de retenue dans leur répression du mouvement social ;

A l'heure où on peut être blessé par les forces policières, en toute impunité, dans une manifestation de rue à Rennes, mais également à la porte d'un collège de Saint-Malo ;

A l'heure où la matraque judiciaire n'a plus rien à envier à la matraque policière ;

A l'heure où on peut être condamné à de la prison ferme avec mandat de dépôt pour avoir contesté l'humour sexiste et dégradant de l'enseigne Bagelstein ;

A l'heure où on peut être accusé d'association de malfaiteur pour avoir neutralisé les composteurs d'une station de métro rennais ;

A l'heure où le centre-ville de Rennes vit un état de siège quasi-permanent, sous la menace de flics armés jusqu’aux dents et d'un hélicoptère en vol stationnaire;

A l'heure où les media serviles, à commencer par Ouest-France, invoquent les "casseurs" comme le mistigri, sans qu'on sache bien au juste ce qui a été cassé, ni qu'on ose la comparaison économique, qui s'avèrerait surprenante , entre le coût des éventuelles dégradations et celui du dispositif répressif hallucinant déployé au prétexte de les  empêcher;

A l'heure enfin où la bourgeoisie et ses valets policiers, judiciaires et médiatiques montrent, une fois de plus, la férocité dont ils sont capables dès qu'ils prennent peur d'un mouvement social et populaire ;

Le groupe la Sociale de la Fédération Anarchiste adresse sa complète solidarité à celles et ceux qui endurent les coups et les condamnations de l'appareil de répression . L'heure est à l'union dans la lutte, elle l'est aussi à l'union dans la résistance à l'Etat et au capitalisme.

Groupe la sociale de la Fédération Anarchiste

dimanche 10 avril 2016

Suite aux manifestations du 09 avril




La Fédération anarchiste dénonce les violences commises par les forces de police lors des manifestations tenues aujourd’hui notamment à Rennes, Nantes et Paris. 

Ces violences policières renouvelées ne doivent rien au hasard. Elles répondent aux ordres donnés au plus haut niveau de l’Etat pour réprimer la mobilisation légitime contre la loi Travail et plus globalement contre l'injustice sociale grandissante. 

Cette répression ordonnée politiquement n’y arrivera pas. Elle ne fait que rendre, toujours et encore, plus visible l’action d’un gouvernement aux abois, qui n’a aujourd’hui que la violence pour imposer toujours plus de régression sociale, toujours plus de profits pour les patrons, toujours plus d’injustice. 

Aujourd’hui comme hier, l’Etat est le bras armé du capital. 
Aujourd’hui comme hier, le mouvement social affronte l’un et l’autre. 

Format .PDF


dimanche 20 mars 2016

NOUVEAU MONDE LIBERTAIRE EN LIGNE !

image ML.net
NOUVEAU MONDE LIBERTAIRE EN LIGNE !
 
Nouvelle maquette, nouveau logo, nouveau découpage éditorial, nouveaux types de contenus... nous vous avions annoncée l’arrivée prochaine d’un Monde libertaire en ligne, le voici !
 
Et ce que vous découvrirez sur le net, ce n’est pas, comme auparavant, la version électronique du journal papier. C’est un journal spécifique proposant, avec la même liberté de ton, la même ouverture d’esprit et la même exigence critique, des contenus différents du journal papier répartis en fonction des rythmes différents d’information, pour mieux répondre à nos nouvelles pratiques de lecture de la presse.
 
Vous le savez, l’évolution des conditions de diffusion de la presse a mis en difficulté beaucoup de journaux militants ces deux dernières années. Nous n’avions pas échappé à la règle : mal diffusés au gré des caprices des messageries privilégiant les grands groupes de presse, et ce pour un prix exorbitant absorbant la totalité du produit des ventes en kiosques, nos journaux étaient mis à mal ; et il était temps d’envisager un changement. 
 
Après avoir retiré l’hebdo des kiosques pour une distribution aux seuls abonnés (mais perdu, du même coup, la visibilité qui était la principale raison d’être du journal), nous n’avons pas voulu changer de périodicité sur un coup de tête, pour "sortir quelque chose à tout prix ", mais au contraire prendre le temps de la réflexion pour bâtir un projet tout à la fois pérenne et évolutif, qui tienne compte tout autant de la réalité de nos moyens humains et financiers que de notre ambition à être présents sur tous les terrains de l’information et de la militance.
 
Le trimestre dernier a donc été une période charnière, durant laquelle seul le Hors-série, plus quelques numéros spéciaux gratuits, ont été édités, ce qui nous a permis de bâtir les bases d’un projet dont ce Monde libertaire en ligne dévoilé aujourd’hui n’est que la première étape.
 
Très bientôt, il trouvera une première complémentarité avec un magazine papier nouvelle formule, à découvrir en kiosques dès le printemps, relooké, plus étoffé, plus ouvert... celui-ci vous sera bien sûr présenté en détails dès sa sortie.
 
Mais quoi de neuf sur ce Monde libertaire en ligne ?
 
Côté contenu, il nous offre évidemment, mieux encore qu’un hebdo, la possibilité de coller à l’actualité "chaude" et d’être plus réactifs sur les luttes en cours, sans délaisser pour autant notre souci de conserver un regard analytique et une critique construite sur le recul par rapport aux événements. 
 
Côté organisation, les militants mobilisés avec le CRML autour du site pour animer les rubriques et coordonner l’information ont d’ores et déjà renforcé notre équipe, y compris pour la réalisation du magazine papier, ce qui nous ouvre de nouvelles perspectives pour mener notre projet à bien.
 
Côté pratique, le site est réalisé en responsive design : c’est à dire que la maquette s’adapte automatiquement à tous les supports de lecture, fixes et mobiles. Et pas selon un modèle tout préparé-prémâché avec des CMS automatiques – et limitatifs – qui font que tous les journaux récemment se ressemblent, et ressemblent à des blogs... Nous avons usé nos dix doigts pour tout coder à la main, et pour intégrer les fonctionnalités les plus malignes sans s’astreindre aux carcans de modes... qui trop souvent dictent un mode d’utilisation unique pour tous.
 
Par exemple, nous avons créé
 
les "Unes hebdomadaires" du Monde libertaire en ligne.
Oui, vous avez bien lu, des "unes" hebdomadaires. Nous sommes d’incorrigibles sentimentaux : nous accordons de la valeur à l’écrit, et nous avons donc voulu proposer une formule où les articles ne disparaissent pas dans les poubelles de l’oubli sitôt remplacés par d’autres, transformant l’actualité en flux continu où, tout défilant au même rythme, plus rien n’a d’importance.
Nous avons donc décidé de vous offrir la possibilité d’une périodicité sur le web, comme sur un vrai journal : chaque semaine nous réalisons une "une" à partir d’une sélection d’articles, véritable point de repère hebdomadaire fixe dans le flot des nouveautés. Comme la "une" d’un hebdo papier, quoi. 
C’est la page d’accueil sur laquelle vous arrivez lorsque vous vous connectez. 
 
Et dans la colonne de droite, dans le chapitre Fouiller autrement, vous avez accès aux précédentes "unes" réalisées, classées par date : une "time-machine" qui vous permettra, d’un clic, de retrouver le contexte sociétal global de la période de votre choix. 
 
Cela dit, évidemment, vous avez aussi la possibilité d’accéder en un clic [note] à l’ensemble des nouveaux articles au fur et à mesure de leur mise en ligne... comme sur le site d’un journal d’information standard, quoi.
 
Dans la même logique, nous avons imaginé
des dossiers thématiques évolutifs
 
Sur le modèle des dossiers du désormais « ex » Monde libertaire Hors-Série, nous avons imaginé des dossiers de fond permettant de fouiller les différents aspects d’une thématique donnée.
 
A la différence du papier, ces dossiers seront, grâce au web, évolutifs. Ils s’enrichiront de nouveaux articles au fil des évolutions sociétales, conjoncturelles, de l’apport de nouvelles analyses... de quoi constituer, nous l’espérons, une véritable mémoire de l’épistémée libertaire sur les thématiques abordées. 
 
Et puis, nous avons également voulu
Des clefs d’accès multiples
 
Le Monde libertaire en ligne propose un contenu articulé selon deux logiques de consultation : vous choisissez votre clef de lecture pour explorer le journal hors de l’actualité immédiate... 
 
- La première logique de consultation est le classement par grandes rubriques reflétant les différents champs d’action de la militance révolutionnaire : détruire l’existant, expérimenter pour bâtir une société nouvelle, se cultiver pour s’émanciper, réfléchir et remettre en cause... Notre monde – libertaire évidemment – est donc ainsi composé de terrains de combat, de zones de chantiers, de domaines cultivés, de secteurs à explorer ... espaces dans lesquels nous agissons selon les différentes sensibilités de notre militance...
 
- La seconde logique de consultation est liée au traitement journaliste du contenu : entretiens, brèves, dossiers, chroniques, éditoriaux...
 
Ajoutons à cela 
un moteur de recherche qui explore en un temps record jusque dans les recoins des archives du journal (plus de 60 ans d’articles !), la possibilité de retrouver les articles par auteur...
 
… Ah, oui, mais peut-être vous demandez-vous pourquoi nous n’avons pas intégré tous les gadgets "modernes" de liens avec les réseaux sociaux "modernes" et autres moteurs "modernes" d’indexation de contenus ? Là encore, c’est un parti pris... je vous invite à lire la page de nos conventions de confidentialité pour comprendre notre point de vue à ce sujet. 
 
Cela dit, si vous avez des questions, des remarques, des suggestions, les commentaires sont ouverts sur le site du ML en Ligne : http://monde-libertaire.net

dimanche 24 mai 2015

Meeting

Les interventions au meeting du 27 mai 2015 à 20h,



 à la Maison Internationale de Rennes, 7 quai Chateaubriand,
 métro République, 
un meeting suivi d'un débat, dont les thèmes principaux tourneront autour de :



L’AGGRAVATION DES INÉGALITÉS
LES ATTEINTES AUX LIBERTÉS
LA DÉGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT

et de la question qui reste au cœur de nos préoccupations concernant la possibilité d'une autre SOCIÉTÉ !

mardi 27 janvier 2015

Projet de loi Macron : avons-nous le choix ?

À la première lecture du projet de loi Macron, on est tenté, comme beaucoup de médias, de déclarer qu’il s’agit d’un projet de loi « fourre-tout » où l’on trouve des sujets très diversifiés : conditions d’examens du code du permis de conduire, réforme des conseils de prud’hommes, fibre optique, déréglementation des professions spécialisées en droit ou en chiffre, conditions de recours aux architectes pour les exploitations agricoles, nouveaux pouvoirs de l’inspecteur du travail, conditions de publicité de l’Euro foot 2016, travail du dimanche et en soirée… et j’en passe !

Beaucoup ont relayé les dispositions particulières aux conditions du travail du dimanche et en soirée (ne pas oublier ce dernier terme !) ou celles relatives à la déréglementation des professions du droit et du chiffre (on a pu voir des avocats, des huissiers et des experts-comptables défiler !).

Cependant, une lecture plus approfondie du texte de plus de 500 pages (blabla politique : 50 pages ; corps juridique de la loi : près de 90 pages ; études d’impact : 360 pages) permet de se rendre compte à quel point ces écrits constituent un maillon supplémentaire de la chaîne qui va emprisonner les salariés, pour lesquels « droits » puis « liberté » déjà réduits disparaîtront au bout du bout.

Pour l’instant, les droits des salariés sont regroupés dans le Code du travail. Les conventions collectives nationales du travail et les accords collectifs améliorent (souvent) les droits, mais ces textes ne s’appliquent pas à tous, contrairement au bon vieux code dont il s’agit. En effet, le contrat de travail est un contrat spécifique conclu entre deux parties qui ne sont pas égalitaires : le salarié est subordonné au pouvoir de direction de l’employeur. C’est ainsi que le Code du travail protège les salariés en définissant, notamment, les règles relatives à la formation, à l’exécution et à la rupture du contrat de travail.

Le Code civil ne peut pas et ne doit pas protéger le contrat de travail (ce n’est pas un contrat classique). Mais c’est pourtant ce que souhaite Macron : que les dispositions du Code civil s’appliquent au contrat de travail. Voilà encore un coup de pioche pour enterrer le Code du travail. Bientôt, celui-ci n’aura plus lieu d’être puisque c’est le Code civil qui s’appliquera.

Par ailleurs, ce projet de loi Macron, toujours au service des employeurs, en profite pour corriger certains oublis de la précédente loi « sociale » du gouvernement Hollande (loi « sur la sécurisation de l’emploi »). Souvenez-vous de Mory Ducros (novembre 2013) : le plan social le plus important (France) depuis Moulinex (2001) avait supprimé plus de la moitié de l’effectif (2 800 licenciés sur 5 000). Ce plan a été retoqué par la cour d’appel de Versailles en juillet dernier pour plusieurs raisons, notamment parce que le périmètre retenu pour établir les critères d’ordre pour choisir les personnes à licencier était plus restreint que celui de l’entreprise (en gros, l’employeur a établi des critères pour licencier des salariés qu’il visait particulièrement, au lieu de faire la comparaison avec tous ceux de l’entreprise). 
Or l’article 98 du projet de loi vise à légaliser l’attitude du patron de Mory Ducros. Cette disposition réduirait à néant des années de construction jurisprudentielle (des décisions de juges de 1er degré, décisions de cour d’appel et décisions de Cour de cassation) qui s’est établie à force de courage et de pugnacité des salariés licenciés qui ont refusé de se laisser faire. Macron se débarrasse du droit du travail. On pourrait citer d’autres exemples outre ceux à peine développés ici, tels que la disparition proposée de la peine de prison relative au délit d’entrave syndicale, etc.

Il s’agit ici de satisfaire la demande patronale relayée par le gouvernement Hollande en la personne de Macron, qui n’est pas un inconnu du grand capital. Devenu millionnaire dans le cadre de son métier de banquier d’affaires en 2012 (il a négocié le rachat par Nestlé de Pfizer, 9 millions d’euros, il en gagne 2 à cette occasion), il est aussi l’artisan du pacte de responsabilité, du pacte de compétitivité et donc du Cice (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) – qui a doublé en 2014 1, cela dit en passant. Il a été rapporteur d’une commission « Attali 2 » commandée par Sarko en 2007 (commission pour la libération de la croissance française) de laquelle il s’inspire aujourd’hui pour son projet de loi.

En même temps, il ne fait que suivre les chemins tracés : la loi dite « sur la sécurisation de l’emploi » du 14 juin 2013 (suite à l’accord Medef/CFDT) donnant au patronat une méthode efficace pour réduire « sa masse salariale » ou la réduire à la précarité la plus totale (mobilité forcée, baisse de salaire pendant deux ans sous prétexte de crise, modification de la notion de licenciement économique, etc.).

Ainsi, les fameux accords de compétitivité commandés par Sarkozy ont été livrés, par Hollande, aux salariés sous forme d’accords sur la sécurisation de l’emploi : changement du titre et de quelques lignes par un vocabulaire « de gauche » suffisent.

Jusqu’où iront-ils ? Exactement là où nous les laisserons aller ! Nous, militants anarchistes, devons réagir et agir, informer et former. Organisons-nous pour que les centrales syndicales soient un véritable outil pour lutter contre ces politiques (de ce point de vue, ce qui se passe à la CGT et se qui se passera à FO, congrès en février, ne peut nous laisser indifférents). C’est compliqué ? C’est difficile, oui. Mais nous n’avons pas le choix. Construisons le rapport de force nécessaire pour les faire reculer. Il est urgent d’agir.

Céline

lundi 10 novembre 2014

La mort de Rémi Fraisse est un crime d’État

Le 25 octobre, Rémi Fraisse mourait lors d'une manifestation d'opposition à un projet de barrage à Sivens, dans le Tarn. Il a succombé à l'explosion d'une grenade offensive lancée par la gendarmerie.
La Fédération anarchiste dénonce ici un assassinat. Les forces répressives de l’État et du Capital portent la responsabilité de la mort du jeune homme.

Dans ce sens, nous dénonçons les interventions politiques honteuses concernant cet événement. Le retournement effectué nie à Rémi Fraisse le statut de victime d'un crime policier en le posant coupable d'avoir participé à une manifestation jugée violente.

De plus, nous exprimons notre inquiétude vis à vis de cette situation inédite où le ministre de l'Intérieur assume cet assassinat, soutenu en cela par nombre de parlementaires. La prochaine victime des forces de l'ordre lors d'une manifestation, une grève, une expulsion, un contrôle d'identité,... sera-t-elle considérée comme responsable de sa propre mort pour sa potentielle participation à un acte illégal ?

A propos des mobilisations légitimes qui ont suivi l'événement, nous condamnons les provocations et intimidations étatiques, via le déploiement policier digne d'un état totalitaire, et la campagne mensongère menée dans les médias .


Contre l'impunité de la police
Contre les projets inutiles
Nous n'abandonnerons pas le combat


Fédération anarchiste, le 04/11/14
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