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lundi 5 juin 2017

Causerie populaire, le 07 juin

Le compagnon pascal lebrun, militant anarchiste de Montréal est à Rennes dans les prochains jours.
Mercredi 7 juin à  20h30 au local la commune 17 rue de châteaudun
Dans le cadre d’une causerie populaire, Pascal nous présentera le contexte, les luttes et les enjeux propres au mouvement libertaire à Montréal et au Québec.

Pour information militante: Samedi le 10 juin de 14h à 18h aux « Ateliers du vent », 59 rue Alexandre Duval.
Dans le cadre de l'événement "Paroles et manoeuvres" du centre d'artistes Les ateliers du vent Pascal donnera une conférence:  http://www.lesateliersduvent.org/evenement/journee-paroles-and-manoeuvres  qui portera sur le lien entre l'énonciation d'un projet de société alternatif et le projet concret d'économie participaliste (ou écopar, connu aussi sous son appellation anglaise, parecon).

mardi 2 mai 2017

Vidéo Meeting

 Nous, groupe La Sociale, avons bien organisé en ce jour de la fête de la lutte internationale des travailleurs contre le capitalisme et son monde, notre meeting à la fin de la manifestation du 1er Mai à Rennes.

Nous publions ce moment capté par Vidéo du meeting d'aujourd'hui.

lundi 27 mars 2017

Meeting anti-électoralisme

Video du meeting :
Partie 1
P2,
P3,
P4. 

 
Le groupe la sociale de la Fédération Anarchiste de rennes mène campagne pour l’abstention active, contre la résignation et pour la lutte des classes !
Dans le cadre de la campagne présidentielle actuelle qui démontre, comme si besoin était ! – l’état avancé de pourrissement de ce système de représentation politique pour le seul bénéfice des classes possédantes, le groupe la sociale entend faire œuvre de propagande anti-électorale active, et réfléchie !

Ce mardi 4 avril 2017, viens écouter les arguments de notre camarade Paul Boino en faveur d’une campagne abstentionniste éclairée, car en lien avec l’actualité sociale.
Et mieux, viens en débattre avec l’assemblée !

Ca se passe à la M.I.R. Maison Internationale de Rennes, 7 Quai Chateaubriand, à 19h30. (M° république. )

http://cecinestpaslademocratie.org/

dimanche 1 janvier 2017

Prochaine causerie populaire


Compagne, Compagnon,
Tout d’abord, permets au groupe la sociale de la F.A. de te souhaiter une très belle nouvelle année de luttes sociales et de victoires pour la liberté, le progrès et l’émancipation de tous et toutes !
Et pour bien commencer l’année, quoi de mieux qu’une causerie populaire ?
Ce Mercredi 4 janvier à 20h30 nous aborderons le thème « actualité sociale et électoralisme » : 2017 ne doit pas être l’année de toutes les illusions, mais celle de la réalité de classe ! Un pot de la camaraderie sera proposé à la fin de la discussion ! La présence et la participation de chacun-e est souhaitée.

Rappel : les causeries populaires ont lieu chaque 1° Mercredi du mois au local la commune à 20h30 :
Le Mercredi 1° février notre camarade Jean-Pierre Tertrais abordera le thème de l’« Agriculture »
 

 

jeudi 27 octobre 2016

Sur les concepts de salaire à vie, revenu universel, revenu inconditionnel, revenu de base, sécurité sociale généralisée…

Mercredi 2 novembre à 20h30 se tiendra une causerie populaire introduite par le réseau salariat et auto-animée ! Gageons que les concepts de  salaire à vie, revenu universel, revenu inconditionnel, revenu de base, sécurité sociale généralisée… pourront y être rappelés, ainsi que l’actualité de ce débat, dans le cadre ou pas du système capitaliste. On pourrait également y aborder l’articulation de cette revendication avec  la lutte contre le capitalisme et ses moyens d’action –syndicalisme entre autre…

mercredi 5 octobre 2016

Ce que veulent les anarchistes !

Réunion publique « ce que veulent les anarchistes ! » Mercredi 12 Octobre à la maison de quartier de villejean à 19h30. Y seront exposés et débattus d’abord  le constat de l’atrocité humaine sociale et environnementale du capitalisme, pour déboucher ensuite sur la proposition du projet du fédéralisme libertaire.

lundi 25 juillet 2016

NON A L'ETAT D'URGENCE PERMANENT NON A LA GUERRE

La nuit du 14 juillet la folie terroriste s'est abattue une nouvelle fois en France, faisant 84 mort-e-s et de nombreux-ses blessé-es à Nice. Rien ne peut justifier un tel acte lâche et abominable. A 4h du matin, alors que peu d'éléments sur le tueur sont connus, Hollande décide de prolonger l'état d'urgence de 6 mois. En vigueur depuis le 14 novembre 2015, celui-ci va donc être maintenu jusqu’à la fin janvier 2017. Un état d'urgence aussi liberticide qu'inefficace puisqu'il n'aura pas empêché l'attentat de Nice.

Etat d'urgence : liberticide et inefficace !
Votée à la quasi-unanimité des députés, la nouvelle mouture de l'état d'urgence se durcit en reprenant des exigences de la droite, copiées sur celles de l'extrême droite : copie de fichiers informatiques, fouille des véhicules sans autorisation du procureur.... Rappelons que l'état d'urgence permet déjà les assignations à résidences, la dissolution d'organisations, l'interdiction de réunions, la restriction de la liberté de circulation... Ces mesures ont d'ailleurs été majoritairement prises à l'encontre de militant-e-s lors de la mobilisation contre la Loi Travail plutôt qu'à l'encontre de terroristes présumés (pour exemple le saccage par la police du local du syndicat CNT à Lille, la fouille du véhicule sono Solidaires à Rennes, les interdictions de manifestation…). Ces mesures liberticides annoncent une société bien sombre : une société où la police, le ministère de l'Intérieur n’auront plus à justifier de leurs actes devant la Justice, une société où la liberté d'avoir sa propre opinion et de s'exprimer sur la voie publique, de lutter et de s’organiser est restreinte. Cette société sécuritaire nous n'en voulons pas et nous la combattons !

Non à la militarisation de la société !
Cette prolongation et les nouvelles mesures qui l'accompagnent annoncent aussi la multiplication des contrôles de police ciblés sur une population stigmatisée en France et des mort-e-s du-e-s à ce système répressif (voir à Beaumont-sur-Oise). La politique du gouvernement attise la haine, permet l'expression d'une parole raciste et islamophobe (comme nous avons déjà pu le voir à Nice, quelques jours après l'attentat). Le maintien d'un haut niveau de violence policière et de répression judiciaire aura des conséquences pour les habitant-e-s des quartiers populaires, les militant-e-s syndicaux-ales, écologistes, politiques, les jeunes... Parallèlement, nous assistons à une militarisation de la société sans précédent : maintien de l'opération Sentinelle (10 000 soldats), augmentation du nombre de réservistes (50 000), appel à la création d'une Garde nationale.... Ces prochaines années c'est dans un pays avec des hommes en armes partout (fêtes, rues, manifestations, quartiers populaires) que nous devrions nous habituer à vivre. Et pour quels résultats ? Le terrorisme ne se combat pas avec des politiques sécuritaires, l'attentat de Nice en est la preuve. Ces politiques sécuritaires et islamophobes renforcent d'ailleurs l'idéologie des terroristes de Daesh et poussent des jeunes à les rejoindre.

A Nice comme en Syrie : halte aux massacres !
Dès le 14 juillet et parallèlement à la prolongation de l'état d'urgence, Hollande annonçait la poursuite et l'intensification de la guerre en Syrie et en Irak. Et il fallait bien le croire puisque dans la nuit du 18 au 19 juillet, les bombardements occidentaux ont fait près de 200 mort-e-s dans le village syrien de Toukhar. N'oublions jamais que la guerre fait des mort-e-s partout : en France, en Syrie, en Irak, au Mali…. avec les populations civiles en principales victimes, car le sang appelle le sang. Il faut mettre fin à cette folie destructrice qui ne sert que les intérêts des marchands d'armes et les impérialismes occidentaux et russe. Pour mettre fin à la terreur, qu’elle soit d’État instillée par toutes les armées, ou comme celle de Daesh, la seule solution est de combattre pour les droits et les libertés des peuples opprimés, au Moyen Orient comme dans nos pseudos-démocraties profiteuses de guerre.


Ils veulent que la peur s'installe.
Mais les logiques de guerre et les logiques sécuritaires nous mènent dans le mur.
Contre toute forme d’oppression, nous appelons à imposer l'exigence de Paix, de Liberté et de Laïcité
La France doit cesser de se comporter en gendarme du monde, cesser ces relations avec les pays qui financent Daesh.
Construisons d'autres rapports entre les peuples, et entre les humains, des rapports d'égalité et de fraternité et non de domination et d'exploitation.


Collectif contre l'état d'urgence rennais

jeudi 9 juin 2016

Les forces policières semblent ne plus connaître de retenue

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A l'heure où les forces policières semblent ne plus connaître de retenue dans leur répression du mouvement social ;

A l'heure où on peut être blessé par les forces policières, en toute impunité, dans une manifestation de rue à Rennes, mais également à la porte d'un collège de Saint-Malo ;

A l'heure où la matraque judiciaire n'a plus rien à envier à la matraque policière ;

A l'heure où on peut être condamné à de la prison ferme avec mandat de dépôt pour avoir contesté l'humour sexiste et dégradant de l'enseigne Bagelstein ;

A l'heure où on peut être accusé d'association de malfaiteur pour avoir neutralisé les composteurs d'une station de métro rennais ;

A l'heure où le centre-ville de Rennes vit un état de siège quasi-permanent, sous la menace de flics armés jusqu’aux dents et d'un hélicoptère en vol stationnaire;

A l'heure où les media serviles, à commencer par Ouest-France, invoquent les "casseurs" comme le mistigri, sans qu'on sache bien au juste ce qui a été cassé, ni qu'on ose la comparaison économique, qui s'avèrerait surprenante , entre le coût des éventuelles dégradations et celui du dispositif répressif hallucinant déployé au prétexte de les  empêcher;

A l'heure enfin où la bourgeoisie et ses valets policiers, judiciaires et médiatiques montrent, une fois de plus, la férocité dont ils sont capables dès qu'ils prennent peur d'un mouvement social et populaire ;

Le groupe la Sociale de la Fédération Anarchiste adresse sa complète solidarité à celles et ceux qui endurent les coups et les condamnations de l'appareil de répression . L'heure est à l'union dans la lutte, elle l'est aussi à l'union dans la résistance à l'Etat et au capitalisme.

Groupe la sociale de la Fédération Anarchiste

lundi 25 avril 2016

Discussion autour des GARI, par le CRAS

Tournée en Bretagne autour du livre et du film "Les GARI" (Groupes d’action révolutionnaire internationalistes), actifs en 1973-74, en opposition à l’Espagne franquiste et en solidarité avec des militants anti-franquistes emprisonnés ou exécutés.


Projections-débats en présence des éditeurs du livre, le mardi à Rennes. RDV à 19h30, à la librairie La Commune.

« Espagne, automne 1973. Trois membres du MIL (Mouvement Ibérique de Libération) risquent d’être condamnés à mort par la justice franquiste. En France, plusieurs groupes d’activistes libertaires décident alors d’unir leurs forces dans un réseau appelé GARI (Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes) pour obtenir leur libération ». Les éditeurs, le CRAS * de Toulouse, nous présentent le livre et le film "Les GARI".

Au delà de l’aspect historique, leur recherche d’autres moyens de lutte que la manifestation nous interpelle. Faire reculer l’oppression et conquérir l’émancipation sont des problématiques d’actualité.

* CRAS : Centre de recherches pour l’alternative sociale

mercredi 10 juin 2015

Education nationale, licenciement en masse



Voilà ce qu'on devrait être des milliers à exiger dans des manifestations massives et déterminées, à Rennes et partout.
Même en matière éducative, le cynisme des gouvernants est devenu total. Alors que le chômage vient de franchir un nouveau seuil en avril, ils ont décidé de licencier tous les EVS-Aide à la direction des écoles pour ne garder que ceux travaillant...

...
Les anarchistes entendent décrire la situation telle qu’elle est et ne pas s’illusionner sur une quelconque perspective électorale, même à la sauce Siriza ou Podemos.
Ils vous invitent à discuter de leurs méthodes et de leurs principes, à commencer de construire l'alternative nécessaire au cours d'une réunion

Mercredi 17 juin à 20 heures
au local La Commune

mardi 27 janvier 2015

Projet de loi Macron : avons-nous le choix ?

À la première lecture du projet de loi Macron, on est tenté, comme beaucoup de médias, de déclarer qu’il s’agit d’un projet de loi « fourre-tout » où l’on trouve des sujets très diversifiés : conditions d’examens du code du permis de conduire, réforme des conseils de prud’hommes, fibre optique, déréglementation des professions spécialisées en droit ou en chiffre, conditions de recours aux architectes pour les exploitations agricoles, nouveaux pouvoirs de l’inspecteur du travail, conditions de publicité de l’Euro foot 2016, travail du dimanche et en soirée… et j’en passe !

Beaucoup ont relayé les dispositions particulières aux conditions du travail du dimanche et en soirée (ne pas oublier ce dernier terme !) ou celles relatives à la déréglementation des professions du droit et du chiffre (on a pu voir des avocats, des huissiers et des experts-comptables défiler !).

Cependant, une lecture plus approfondie du texte de plus de 500 pages (blabla politique : 50 pages ; corps juridique de la loi : près de 90 pages ; études d’impact : 360 pages) permet de se rendre compte à quel point ces écrits constituent un maillon supplémentaire de la chaîne qui va emprisonner les salariés, pour lesquels « droits » puis « liberté » déjà réduits disparaîtront au bout du bout.

Pour l’instant, les droits des salariés sont regroupés dans le Code du travail. Les conventions collectives nationales du travail et les accords collectifs améliorent (souvent) les droits, mais ces textes ne s’appliquent pas à tous, contrairement au bon vieux code dont il s’agit. En effet, le contrat de travail est un contrat spécifique conclu entre deux parties qui ne sont pas égalitaires : le salarié est subordonné au pouvoir de direction de l’employeur. C’est ainsi que le Code du travail protège les salariés en définissant, notamment, les règles relatives à la formation, à l’exécution et à la rupture du contrat de travail.

Le Code civil ne peut pas et ne doit pas protéger le contrat de travail (ce n’est pas un contrat classique). Mais c’est pourtant ce que souhaite Macron : que les dispositions du Code civil s’appliquent au contrat de travail. Voilà encore un coup de pioche pour enterrer le Code du travail. Bientôt, celui-ci n’aura plus lieu d’être puisque c’est le Code civil qui s’appliquera.

Par ailleurs, ce projet de loi Macron, toujours au service des employeurs, en profite pour corriger certains oublis de la précédente loi « sociale » du gouvernement Hollande (loi « sur la sécurisation de l’emploi »). Souvenez-vous de Mory Ducros (novembre 2013) : le plan social le plus important (France) depuis Moulinex (2001) avait supprimé plus de la moitié de l’effectif (2 800 licenciés sur 5 000). Ce plan a été retoqué par la cour d’appel de Versailles en juillet dernier pour plusieurs raisons, notamment parce que le périmètre retenu pour établir les critères d’ordre pour choisir les personnes à licencier était plus restreint que celui de l’entreprise (en gros, l’employeur a établi des critères pour licencier des salariés qu’il visait particulièrement, au lieu de faire la comparaison avec tous ceux de l’entreprise). 
Or l’article 98 du projet de loi vise à légaliser l’attitude du patron de Mory Ducros. Cette disposition réduirait à néant des années de construction jurisprudentielle (des décisions de juges de 1er degré, décisions de cour d’appel et décisions de Cour de cassation) qui s’est établie à force de courage et de pugnacité des salariés licenciés qui ont refusé de se laisser faire. Macron se débarrasse du droit du travail. On pourrait citer d’autres exemples outre ceux à peine développés ici, tels que la disparition proposée de la peine de prison relative au délit d’entrave syndicale, etc.

Il s’agit ici de satisfaire la demande patronale relayée par le gouvernement Hollande en la personne de Macron, qui n’est pas un inconnu du grand capital. Devenu millionnaire dans le cadre de son métier de banquier d’affaires en 2012 (il a négocié le rachat par Nestlé de Pfizer, 9 millions d’euros, il en gagne 2 à cette occasion), il est aussi l’artisan du pacte de responsabilité, du pacte de compétitivité et donc du Cice (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) – qui a doublé en 2014 1, cela dit en passant. Il a été rapporteur d’une commission « Attali 2 » commandée par Sarko en 2007 (commission pour la libération de la croissance française) de laquelle il s’inspire aujourd’hui pour son projet de loi.

En même temps, il ne fait que suivre les chemins tracés : la loi dite « sur la sécurisation de l’emploi » du 14 juin 2013 (suite à l’accord Medef/CFDT) donnant au patronat une méthode efficace pour réduire « sa masse salariale » ou la réduire à la précarité la plus totale (mobilité forcée, baisse de salaire pendant deux ans sous prétexte de crise, modification de la notion de licenciement économique, etc.).

Ainsi, les fameux accords de compétitivité commandés par Sarkozy ont été livrés, par Hollande, aux salariés sous forme d’accords sur la sécurisation de l’emploi : changement du titre et de quelques lignes par un vocabulaire « de gauche » suffisent.

Jusqu’où iront-ils ? Exactement là où nous les laisserons aller ! Nous, militants anarchistes, devons réagir et agir, informer et former. Organisons-nous pour que les centrales syndicales soient un véritable outil pour lutter contre ces politiques (de ce point de vue, ce qui se passe à la CGT et se qui se passera à FO, congrès en février, ne peut nous laisser indifférents). C’est compliqué ? C’est difficile, oui. Mais nous n’avons pas le choix. Construisons le rapport de force nécessaire pour les faire reculer. Il est urgent d’agir.

Céline

samedi 13 décembre 2014

DECLARATION DU GROUPE « LA SOCIALE » DE LA FEDERATION ANARCHISTE

(Rassemblement mardi 9 décembre devant la Consulat américain)

Le groupe « La Sociale » adhérent de la Fédération anarchiste, s'associe depuis plusieurs années aux actions & manifestations de soutien à  la lutte de Mumia Abu Jamal. Après avoir croupi dans le couloir de la mort, vu sa peine commuée en prison à perpétuité, Mumia et  les prisonniers des geôles de Pennsylvanie sont bâillonnés  dans leur liberté d'expression.  La privation physique de liberté ne suffit pas, l'État de Pennsylvanie, par l'intermédiaire de son Gouverneur, affiche clairement sa volonté  de neutraliser Mumia  Abu Jamal car " c’est la nature de ses écrits qui le rend dangereux et lui vaut de figurer sur la liste des personnes constituant une menace pour la sécurité nationale". L'État doute-t-il de sa légitimité  au point de vouloir tout verrouiller ? Mumia subit une double peine en raison de ses idées et  de son combat politique.
UNE JUSTICE DE CLASSE ET D’ETAT, RACISTE ET XENOPHOBE.
S’il n’y a pas d’amalgame à faire sur les méthodes employées qui ne sont pas forcément identiques, c'est cette même logique qui  est à l’œuvre en France, aux États-Unis et dans les autres États,  dits "démocratiques". La justice est complaisante avec les puissants, répressive envers les opprimés.
L’État ne s’attaque pas seulement à ceux qu’il considère comme des étrangers, il réprime aussi les acteurs des mouvements sociaux : chômeurs, précaires, syndicalistes...
L’État révèle ainsi son vrai visage : une structure destinée à perpétuer la domination d’une minorité avide de pouvoir et de profit.
Pour tout cela, nous ne pouvons que soutenir Mumia Abu Jamal dans son combat.
Mais au-delà, il nous paraît, à nous Anarchistes, qu’une réelle justice n’est concevable que dans une société  libertaire, égalitaire et solidaire.
Et nous pensons que cette perspective est d'autant plus nécessaire que les gouvernants sont incapables de respecter leurs propres principes. La loi interdisant à Mumia et aux siens de s'exprimer est anticonstitutionnelle ?  Ils n'en ont cure ! Ils bafouent leurs propres principes !

Nous n’avons rien à attendre des soi-disant représentants du peuple qui ne représentent qu’eux-mêmes ni de ceux qui exécutent leurs ordres.  Le meilleur moyen de détruire ces injustices qui nous oppriment c’est de construire ensemble cette nouvelle société.

Contre l’Injustice, soyons solidaires envers Mumia Abu Jamal et tous ceux qui comme lui sont victimes d’une justice de classe et d’État.