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samedi 20 avril 2019

Global May Day 2019

Global May Day 2019
– 1er mai 2019 –

Chaque année, des gens manifestent et font grève le 1er mai pour commémorer la Journée Internationale des Travailleur-euse-s. Avec l’appel suivant, qui a été initié par plusieurs sections des syndicats de base FAU et IWW, nous voulons inciter les syndicats à lier leurs actions et leurs initiatives pour donner une dimension internationale à la lutte.
Nous, travailleur-euse-s et étudiant-e-s, serons solidaires, parce que nous faisons toutes et tous parti-e-s de la même lutte contre le capital, qu’importe notre lieu de résidence. Les coupes budgétaires dans les services sociaux, les baisse de salaires, les privatisations, la hausse du coût de la vie ou des frais d’inscriptions dans l’éducation sont quelques symptômes qui sont directement liés au système économique mondial. Un système qui est basé sur l’exploitation et la concurrence et qui pousse à la marchandisation de tous les aspects de nos vies.
La course à la performance est dangereuse, que ce soit sur le lieu de travail, à l’université ou à l’école, d’autant plus qu’elle s’accroit constamment. La logique de l’économie de marché et l’Etat-Nation qui lui est accolé ordonnent une adaptation à tout prix à la compétitivité et au profit, au mépris du développement de moyens d’émancipation.
Nous ne voulons pas simplement perturber le capitalisme, nous voulons le vaincre.
Vu la nature internationale du système capitaliste, il est nécessaire pour les travailleur-euse-s de s’unir au niveau mondial. En créant nos réseaux au-delà des frontières, les interconnections mondiales qui définissent nos conditions locales peuvent devenir visible. De plus, cela ouvre de nouvelles potentialités et de nouveaux objectifs à notre action contre l’exploitation ainsi que le travail et les conditions de vie précaires. Le pouvoir de négociation des travailleurs et travailleuses augmenterait significativement si nous nous unissions dans les mêmes unités économiques. Il suffit d’imaginer quelles différences cela aurait fait si les mineurs grévistes de Marikana en Afrique du Sud et les travailleur-euse-s de l’industrie chimique de BASF en Allemagne se seraient organisé-e-s et uni-e-s dans leur lutte, étant donné que BASF est le premier acheteur des ressources extraites par les mineurs. De tels liens aurait pu changer voire prévenir le massacre de 2012.
Les travailleurs et travailleuses du textiles au Sri Lanka (qui produisent des vêtements pour le groupe H&M) qui se sont battu-e-s le 27 novembre 2018 pour un salaire qui leur permette de vivre dignement. Le même jour, des groupes en Europe et aux Etats-Unis ont organisés des actions de solidarité devant les magasins H&M. Cela montre que la pression peut être générée par un réseau de groupes au sein d’une même filière de production, de celles et ceux qui produisent le vêtement jusqu’à celles et ceux qui travaillent dans un magasins, mais aussi par les client-e-s du magasin.
La même logique s’applique aux grèves à Amazon : par exemple le syndicat Ver.di a appelé à la grève en 2016 dans les centres logistiques d’Allemagne. Depuis, les centres logistiques en Pologne servaient d’entrepôts-secours pour casser la grève. Le syndicat polonais IP a donc organisé des actions de solidarité. Actuellement, des groupes d’action se forment dans les centres Amazon à travers le monde, créant un réseau de plus en plus dense.
Enfin, les travailleurs et travailleuses informatiques résistent aux conditions de travail précaires et s’organisent au-delà des frontières. Par exemple, nous voulons montrer l’initiative du syndicat Game Workers Unite! et mentionner le débrayage des travailleur-euse-s de Google, qui a été suivi par des dizaines de milliers de personnes dans 50 villes à travers le monde en novembre dernier.
Avec un 1er mai coordonné à l’échelle internationale nous espérons réaliser un objectif collectif d’amélioration de la vie, en développant nos réseaux et en construisant la solidarité internationale. Nous insistons sur la lutte commune et la résistance au chacun.e pour soi, particulièrement dans ces temps de nationalisme et de racisme exacerbés.
Pour une meilleure vie pour toutes et tous, à travers les frontières!
#1world1struggle
 site source

jeudi 13 septembre 2018

Manifestation : L'extrême droite tue, faisons lui son procès

Manifestation à Rennes, vendredi 14 septembre 18h, République.

L'extrême droite tue, faisons lui son procès !


Du 4 au 14 septembre les assassins de Clément Méric passent en procès à Paris. Clément Méric était un syndicaliste de Solidaires Etudiant-e-s et un militant antifasciste, il a été tué par des néo-nazis le 5 juin 2013.

Ce meurtre n'est pas une simple rixe, mais un assassinat politique. Clément Méric a été tué pour les idées et la société émancipatrices qu'il défendait, à une période où l'extrême droite déchaînait son homophobie avec la Manif pour tous. Le combat de Clément contre toutes les formes d'oppressions est toujours d'actualité, quand on voit ne serait-ce que le dernier événement en date où, en Allemagne l'extrême droite organise en pleine rue des chasses aux migrant-e-s. Et ce type de réaction de l'extrême droite n'est pas isolé comme on peut le voir depuis quelques années en Hongrie ou en Italie par exemple. L'extrême droite souhaite l'inégalité entre les hommes et les femmes, elle veut retirer aux femmes le droit à l'avortement avec ses « marches pour la vie ». L'extrême droite veut récupérer la colère des travailleurs et des travailleuses face aux mesures anti-sociales des gouvernements successifs mais les maires étiquetés Rassemblement National ne font que couper dans les aides et les services sociaux. La loi asile-immigration de Colomb votée cet été par la majorité LREM, la constitutionnalisation de l'état d'urgence, les lois liberticides et sécuritaires et racistes (visant particulièrement les musulman-e-s): toutes ces politiques d'extrême-droite sont aujourd'hui menées par les derniers gouvernements, de droite, de gauche comme d'extrême centre. Leurs avancées sont faîtes de nos reculs : il est temps de relever la tête, en France comme ailleurs !

En Bretagne, l'extrême droite est toujours un danger, en manifestant contre l'immigration à Pontivy en 2015, en attaquant les cortèges de soutien aux sans papiers à Rennes ou encore en fichant plusieurs militant-e-s du mouvement social il y a quelques années. Alors que des rues ou des places rennaises portent des noms de réactionnaires, comme Alexis Carrel (eugéniste proche de Pétain) ou encore Thiers, renommons-en une Clément Méric !

Rassemblement place de la République vendredi 14/09 à 18h

Premiers signataires : AL Rennes, FA La sociale, NPA Rennes, SDAS FO 35 ...

dimanche 15 octobre 2017

Appel à soutien au Local La Commune

Soutien au Local
La Commune !

Cela fera 11 ans, depuis cet été que le nouveau local "La Commune" a ouvert ses portes au 17 rue de Châteaudun. Lieu de rencontre et de discussion avec des militants libertaires pendant les 2 permanences hebdomadaires du mercredi et samedi – de 14 à 18h, c’est aussi une librairie associative, une vidéothèque, audiothèque et bibliothèque militante…
Le local « La Commune » s’inscrit dans l’optique volontariste de l’autogestion, et se donne une mission d’éducation populaire à l’instar des bourses du travail, les ancêtres des Unions Départementales syndicales qui furent à l’origine de la CGT au début du 20ième siècle. Les anarchistes, Fernand Pelloutier en tête, les animèrent alors énergiquement.
Les premiers jeudis de chaque mois, à 20h30, se tiennent des discussions-débats politiques, inscrits dans le courant de pensée libertaire, toujours en lien avec l’actualité sociale. Récemment, nous avons par exemple accueilli le collectif anti-linky 35 qui nous expliquait alors toutes les bonnes raisons pour s’opposer à ce nouvel outil de contrôle social généralisé...
Lors notre Assemblée Générale du local la commune de samedi dernier, nous avons pris la pleine mesure des difficultés financières dans lesquelles se trouve notre local la commune.
Si nous accusions depuis 2-3 ans un déficit régulier entre les recettes et les dépenses, nos quelques réserves financières suffisaient jusqu’ici à le combler. Ce n’est aujourd’hui plus le cas, d’autant que nous avons perdu en 11 ans quelques cotisants. Il nous manque environ 150€ par mois pour combler le déficit.
Trouver cette somme cela signifie par exemple trouver 15 cotisants à 10 euros ou 30 cotisants à 5 euros par mois. Ce n’est pas insurmontable, mais c’est impératif.
Alors tu comprendras que toute souscription, même modeste, en soutien en local nous est essentielle dans la période difficile que nous traversons. Il ne reste plus que 4 ans avant de solder le prêt immobilier.
D’ici là, nous avons besoin des coups de main de chacun.
La présence et l’implantation d’un courant anarchiste organisé sur la place rennaise est en jeu.

mardi 2 mai 2017

Vidéo Meeting

 Nous, groupe La Sociale, avons bien organisé en ce jour de la fête de la lutte internationale des travailleurs contre le capitalisme et son monde, notre meeting à la fin de la manifestation du 1er Mai à Rennes.

Nous publions ce moment capté par Vidéo du meeting d'aujourd'hui.

vendredi 28 avril 2017

Mobilisation du 1er Mai

Le Lundi 1er Mai, à l’issue de la manifestation de classe des travailleurs (départ 10h30 place de la mairie), la Fédération Anarchiste organisera un Meeting de rue orienté sur le lien entre la grève du vote et les luttes sociales. « Tu es exploité, voter n’y changera rien, Abstention et luttes sociales »
Ce meeting s’organisera à l’issue et sur le lieu de dislocation de la manif, (vraisemblablement autour de 12h30 place du général de Gaulle)
Les prises de parole FA devraient s’articuler autour de 2 grands thèmes : l’inadéquation du système électoral comme outil d’émancipation sociale et la capacité des luttes sociales à construire collectivement un autre futur.
Des collectifs de soutien aux luttes en cours  (à Babacar,  Guyane, NDDL, Rennes ingouvernable) pourraient être amenés à intervenir, ès qualité, à l’issue des prises de paroles de la FA.

lundi 25 juillet 2016

NON A L'ETAT D'URGENCE PERMANENT NON A LA GUERRE

La nuit du 14 juillet la folie terroriste s'est abattue une nouvelle fois en France, faisant 84 mort-e-s et de nombreux-ses blessé-es à Nice. Rien ne peut justifier un tel acte lâche et abominable. A 4h du matin, alors que peu d'éléments sur le tueur sont connus, Hollande décide de prolonger l'état d'urgence de 6 mois. En vigueur depuis le 14 novembre 2015, celui-ci va donc être maintenu jusqu’à la fin janvier 2017. Un état d'urgence aussi liberticide qu'inefficace puisqu'il n'aura pas empêché l'attentat de Nice.

Etat d'urgence : liberticide et inefficace !
Votée à la quasi-unanimité des députés, la nouvelle mouture de l'état d'urgence se durcit en reprenant des exigences de la droite, copiées sur celles de l'extrême droite : copie de fichiers informatiques, fouille des véhicules sans autorisation du procureur.... Rappelons que l'état d'urgence permet déjà les assignations à résidences, la dissolution d'organisations, l'interdiction de réunions, la restriction de la liberté de circulation... Ces mesures ont d'ailleurs été majoritairement prises à l'encontre de militant-e-s lors de la mobilisation contre la Loi Travail plutôt qu'à l'encontre de terroristes présumés (pour exemple le saccage par la police du local du syndicat CNT à Lille, la fouille du véhicule sono Solidaires à Rennes, les interdictions de manifestation…). Ces mesures liberticides annoncent une société bien sombre : une société où la police, le ministère de l'Intérieur n’auront plus à justifier de leurs actes devant la Justice, une société où la liberté d'avoir sa propre opinion et de s'exprimer sur la voie publique, de lutter et de s’organiser est restreinte. Cette société sécuritaire nous n'en voulons pas et nous la combattons !

Non à la militarisation de la société !
Cette prolongation et les nouvelles mesures qui l'accompagnent annoncent aussi la multiplication des contrôles de police ciblés sur une population stigmatisée en France et des mort-e-s du-e-s à ce système répressif (voir à Beaumont-sur-Oise). La politique du gouvernement attise la haine, permet l'expression d'une parole raciste et islamophobe (comme nous avons déjà pu le voir à Nice, quelques jours après l'attentat). Le maintien d'un haut niveau de violence policière et de répression judiciaire aura des conséquences pour les habitant-e-s des quartiers populaires, les militant-e-s syndicaux-ales, écologistes, politiques, les jeunes... Parallèlement, nous assistons à une militarisation de la société sans précédent : maintien de l'opération Sentinelle (10 000 soldats), augmentation du nombre de réservistes (50 000), appel à la création d'une Garde nationale.... Ces prochaines années c'est dans un pays avec des hommes en armes partout (fêtes, rues, manifestations, quartiers populaires) que nous devrions nous habituer à vivre. Et pour quels résultats ? Le terrorisme ne se combat pas avec des politiques sécuritaires, l'attentat de Nice en est la preuve. Ces politiques sécuritaires et islamophobes renforcent d'ailleurs l'idéologie des terroristes de Daesh et poussent des jeunes à les rejoindre.

A Nice comme en Syrie : halte aux massacres !
Dès le 14 juillet et parallèlement à la prolongation de l'état d'urgence, Hollande annonçait la poursuite et l'intensification de la guerre en Syrie et en Irak. Et il fallait bien le croire puisque dans la nuit du 18 au 19 juillet, les bombardements occidentaux ont fait près de 200 mort-e-s dans le village syrien de Toukhar. N'oublions jamais que la guerre fait des mort-e-s partout : en France, en Syrie, en Irak, au Mali…. avec les populations civiles en principales victimes, car le sang appelle le sang. Il faut mettre fin à cette folie destructrice qui ne sert que les intérêts des marchands d'armes et les impérialismes occidentaux et russe. Pour mettre fin à la terreur, qu’elle soit d’État instillée par toutes les armées, ou comme celle de Daesh, la seule solution est de combattre pour les droits et les libertés des peuples opprimés, au Moyen Orient comme dans nos pseudos-démocraties profiteuses de guerre.


Ils veulent que la peur s'installe.
Mais les logiques de guerre et les logiques sécuritaires nous mènent dans le mur.
Contre toute forme d’oppression, nous appelons à imposer l'exigence de Paix, de Liberté et de Laïcité
La France doit cesser de se comporter en gendarme du monde, cesser ces relations avec les pays qui financent Daesh.
Construisons d'autres rapports entre les peuples, et entre les humains, des rapports d'égalité et de fraternité et non de domination et d'exploitation.


Collectif contre l'état d'urgence rennais

dimanche 10 avril 2016

Suite aux manifestations du 09 avril




La Fédération anarchiste dénonce les violences commises par les forces de police lors des manifestations tenues aujourd’hui notamment à Rennes, Nantes et Paris. 

Ces violences policières renouvelées ne doivent rien au hasard. Elles répondent aux ordres donnés au plus haut niveau de l’Etat pour réprimer la mobilisation légitime contre la loi Travail et plus globalement contre l'injustice sociale grandissante. 

Cette répression ordonnée politiquement n’y arrivera pas. Elle ne fait que rendre, toujours et encore, plus visible l’action d’un gouvernement aux abois, qui n’a aujourd’hui que la violence pour imposer toujours plus de régression sociale, toujours plus de profits pour les patrons, toujours plus d’injustice. 

Aujourd’hui comme hier, l’Etat est le bras armé du capital. 
Aujourd’hui comme hier, le mouvement social affronte l’un et l’autre. 

Format .PDF


samedi 16 janvier 2016

Manifestation Samedi 23 janvier

APPEL À MANIFESTER , APPEL À SE RASSEMBLER





Sur la base de nombreux appels qui sont publiés et discutés par les organisations ouvrières et démocratiques, par des collectifs et des individus, par des intellectuels et différents mouvements, nous nous rassemblerons et nous manifesterons à Rennes



le samedi 23 janvier 2016 à 14 heures

sur la dalle Kennedy à Villejean (métro Kennedy)



Contre l'état d'urgence, pour nos libertés, contre les lois sécuritaires et l'État policier



Contre les assignations et la déchéance de nationalité



Contre les interventions militaires en Syrie et ailleurs, dont les populations civiles sont toujours les victimes



Pour nos revendications et nos luttes



Parce que l'état d'urgence a pour conséquence de nous isoler, de nous museler.

Parce que pendant l'état d'urgence tous les plans de licenciements restent actifs, toutes les contre-réformes sont toujours à l'oeuvre, toutes les menaces sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes sont accentuées, tous les actes racistes sont encouragés.



Etat d'urgence ou pas, rassemblons-nous et défendons nos libertés

samedi 23 janvier 2016



à 14 heures sur la dalle Kennedy à Villejean (métro Kennedy)  :

témoignages, prises de paroles



à 15 heures : départ en manifestation vers le centre ville

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Les signataires au 15 janvier :

Alternative Libertaire, Attac, Ensemble! 35, La Sociale-FA, Le Mouvement de la Paix, NPA, Parti de Gauche, Parti Pirate, SDAS-FO 35, Solidaires 35, SUD éducation 35, Un toit, c'est un droit

mercredi 13 janvier 2016

Manifestation Samedi 16 janvier 2016



Le Groupe La Sociale sera présent au départ de la Bintinais, pour un départ à pied.


image de l'affiche de la manifestation

dimanche 4 octobre 2015


Manifestation du 08 Octobre 
Place de La Mairie à 11h00 à Rennes.

mardi 27 janvier 2015

Projet de loi Macron : avons-nous le choix ?

À la première lecture du projet de loi Macron, on est tenté, comme beaucoup de médias, de déclarer qu’il s’agit d’un projet de loi « fourre-tout » où l’on trouve des sujets très diversifiés : conditions d’examens du code du permis de conduire, réforme des conseils de prud’hommes, fibre optique, déréglementation des professions spécialisées en droit ou en chiffre, conditions de recours aux architectes pour les exploitations agricoles, nouveaux pouvoirs de l’inspecteur du travail, conditions de publicité de l’Euro foot 2016, travail du dimanche et en soirée… et j’en passe !

Beaucoup ont relayé les dispositions particulières aux conditions du travail du dimanche et en soirée (ne pas oublier ce dernier terme !) ou celles relatives à la déréglementation des professions du droit et du chiffre (on a pu voir des avocats, des huissiers et des experts-comptables défiler !).

Cependant, une lecture plus approfondie du texte de plus de 500 pages (blabla politique : 50 pages ; corps juridique de la loi : près de 90 pages ; études d’impact : 360 pages) permet de se rendre compte à quel point ces écrits constituent un maillon supplémentaire de la chaîne qui va emprisonner les salariés, pour lesquels « droits » puis « liberté » déjà réduits disparaîtront au bout du bout.

Pour l’instant, les droits des salariés sont regroupés dans le Code du travail. Les conventions collectives nationales du travail et les accords collectifs améliorent (souvent) les droits, mais ces textes ne s’appliquent pas à tous, contrairement au bon vieux code dont il s’agit. En effet, le contrat de travail est un contrat spécifique conclu entre deux parties qui ne sont pas égalitaires : le salarié est subordonné au pouvoir de direction de l’employeur. C’est ainsi que le Code du travail protège les salariés en définissant, notamment, les règles relatives à la formation, à l’exécution et à la rupture du contrat de travail.

Le Code civil ne peut pas et ne doit pas protéger le contrat de travail (ce n’est pas un contrat classique). Mais c’est pourtant ce que souhaite Macron : que les dispositions du Code civil s’appliquent au contrat de travail. Voilà encore un coup de pioche pour enterrer le Code du travail. Bientôt, celui-ci n’aura plus lieu d’être puisque c’est le Code civil qui s’appliquera.

Par ailleurs, ce projet de loi Macron, toujours au service des employeurs, en profite pour corriger certains oublis de la précédente loi « sociale » du gouvernement Hollande (loi « sur la sécurisation de l’emploi »). Souvenez-vous de Mory Ducros (novembre 2013) : le plan social le plus important (France) depuis Moulinex (2001) avait supprimé plus de la moitié de l’effectif (2 800 licenciés sur 5 000). Ce plan a été retoqué par la cour d’appel de Versailles en juillet dernier pour plusieurs raisons, notamment parce que le périmètre retenu pour établir les critères d’ordre pour choisir les personnes à licencier était plus restreint que celui de l’entreprise (en gros, l’employeur a établi des critères pour licencier des salariés qu’il visait particulièrement, au lieu de faire la comparaison avec tous ceux de l’entreprise). 
Or l’article 98 du projet de loi vise à légaliser l’attitude du patron de Mory Ducros. Cette disposition réduirait à néant des années de construction jurisprudentielle (des décisions de juges de 1er degré, décisions de cour d’appel et décisions de Cour de cassation) qui s’est établie à force de courage et de pugnacité des salariés licenciés qui ont refusé de se laisser faire. Macron se débarrasse du droit du travail. On pourrait citer d’autres exemples outre ceux à peine développés ici, tels que la disparition proposée de la peine de prison relative au délit d’entrave syndicale, etc.

Il s’agit ici de satisfaire la demande patronale relayée par le gouvernement Hollande en la personne de Macron, qui n’est pas un inconnu du grand capital. Devenu millionnaire dans le cadre de son métier de banquier d’affaires en 2012 (il a négocié le rachat par Nestlé de Pfizer, 9 millions d’euros, il en gagne 2 à cette occasion), il est aussi l’artisan du pacte de responsabilité, du pacte de compétitivité et donc du Cice (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) – qui a doublé en 2014 1, cela dit en passant. Il a été rapporteur d’une commission « Attali 2 » commandée par Sarko en 2007 (commission pour la libération de la croissance française) de laquelle il s’inspire aujourd’hui pour son projet de loi.

En même temps, il ne fait que suivre les chemins tracés : la loi dite « sur la sécurisation de l’emploi » du 14 juin 2013 (suite à l’accord Medef/CFDT) donnant au patronat une méthode efficace pour réduire « sa masse salariale » ou la réduire à la précarité la plus totale (mobilité forcée, baisse de salaire pendant deux ans sous prétexte de crise, modification de la notion de licenciement économique, etc.).

Ainsi, les fameux accords de compétitivité commandés par Sarkozy ont été livrés, par Hollande, aux salariés sous forme d’accords sur la sécurisation de l’emploi : changement du titre et de quelques lignes par un vocabulaire « de gauche » suffisent.

Jusqu’où iront-ils ? Exactement là où nous les laisserons aller ! Nous, militants anarchistes, devons réagir et agir, informer et former. Organisons-nous pour que les centrales syndicales soient un véritable outil pour lutter contre ces politiques (de ce point de vue, ce qui se passe à la CGT et se qui se passera à FO, congrès en février, ne peut nous laisser indifférents). C’est compliqué ? C’est difficile, oui. Mais nous n’avons pas le choix. Construisons le rapport de force nécessaire pour les faire reculer. Il est urgent d’agir.

Céline

samedi 2 août 2014

Tract sur la situation à Gaza et l'armée israëlienne.


Groupe La Sociale

A BAS L'OCCUPATION !                                                                 
    ARRET IMMEDIAT DES BOMBARDEMENTS !
  SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN !


Ce qui se passe encore une fois à Gaza est une tragédie dont les États-Unis et l’Europe sont en grande partie responsables, par le soutien inconditionnel qu’ils apportent à la politique israélienne et par l’application du principe de deux poids deux mesures qui est fait du traitement de l’information. Lorsqu’un président exprime « la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza », lorsqu’il « rappelle que la France condamne fermement ces agressions », lorsqu’il déclare qu’il « appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces [et] de prévenir l’escalade des violences », pourquoi n’évoque-t-il pas les morts des civils à Gaza ?
Le président français ne dit pas un mot sur l’enfer vécu par les familles palestiniennes, les enfants, les femmes, les civils de l’autre côté de ce qui est appelé la « barrière de sécurité » ? Sans doute considère-t-il que toute la population palestinienne, femmes et enfants compris, est constituée de « terroristes ». On passe sous silence les centaines de morts et de blessés parmi la population palestinienne, les maisons, les écoles, les coopératives agricoles détruites après le largage de 400 tonnes de bombes et de missiles durant les trois premiers jours de l’opération militaire israélienne sur la Bande Gaza.
Ce qui se passe à Gaza représente un danger permanent pour toutes les populations, un risque énorme pour la région, une injustice flagrante qui perdure depuis 1948… Pourtant, en France, les nombreuses analyses, faites par les hommes politiques ou les médias sont souvent à la fois un tissu complexe de mensonges, de propagande, de déni et d’informations erronées.
La question n’est pas le contraste entre des bandes armées et une armée suréquipée disposant de drones, de forces aériennes et navales qui bombardent un territoire où la population est l’une des plus denses au monde. La question réside dans les motivations qui poussent les responsables de ces groupes armés et ceux d’une armée suréquipée à s’affronter malgré l’énorme déséquilibre des rapports de forces. Consciente ou non, il y a une sorte de complicité entre les deux parties en présence, qui ont intérêt, pour des raisons différentes, au maintien de l’état actuel des choses : côté israélien leur politique d’expansion territoriale, d’implantation de colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et le maintien d’un état de guerre permanent ; côté Hamas le contrôle politique et religieux sur la population de la Bande de Gaza prise en otage, et le refus de toute alliance avec les autorités palestiniennes civiles.
Une chose cependant est certaine : la violence en boucle est nourrie de part et d’autre par l’occupation. La situation est engendrée par le blocus, par l’arrêt des négociations qui n’aboutissent à rien, sinon à créer plus de misère et d’humiliation, à terroriser la population civile palestinienne, littéralement enfermée dans un territoire qui est une prison à ciel ouvert. Dans une interview qu’elle accorda à Radio Libertaire le 6 juillet 1991, Arna Mer-Khamis déclara : « il n'y a pas de pire terreur que l'occupation, et il n'y a pas de pire occupation que l'occupation israélienne. »
Aujourd’hui, Gaza permet de tester les armes nouvelles produites par l’industrie militaire israélienne en plein essor. Après chaque intervention militaire, les ventes des armes israéliennes se chiffrent en milliards de dollars. Dans les foires internationales aux armements, les armes estampillées « combat proven » (ayant subi l’épreuve du feu) se vendent beaucoup mieux.
Les négociations avec les Palestiniens n’aboutiront pas tant que les Israéliens seront motivés par la volonté d’occuper un maximum de territoires palestiniens. Les autorités israéliennes ne veulent pas de la paix. Le maintien d’un Etat de guerre permanent est, pour elles, une condition nécessaire à leur politique d’annexion territoriale. Une paix effective avec les Palestiniens serait une catastrophe car elle aurait deux effets totalement indésirables : 1. Elle mettrait fin à l’annexion de territoires palestiniens ; 2. Elle libérerait les énormes contradictions sociales de la société israélienne qui ne seraient plus comprimées par la menace de guerre.
Si les fondamentalistes religieux palestiniens sont une des causes de l’échec des négociations de paix, la cause principale de cet échec réside dans la volonté frénétique des autorités israéliennes d’annexer un maximum de territoires palestiniens et de maintenir la population palestinienne dans des espaces aussi restreints que possible.
Le fond du problème reste donc l’occupation israélienne de territoires palestiniens et la politique israélienne d’annexion permanente de territoires palestiniens. C’est pourquoi la fin de l’occupation reste un préalable pour que cesse cette violence en boucle.



Anarchist Against the wall est un groupe d’action directe qui lutte contre l’apartheid   israélien et l’oppression sous toutes ses formes, et plus récemment contre les atrocités à Gaza. Depuis cinq ans le groupe mène une lutte constante contre le Mur d’Israël. Le travail sur le terrain en Cisjordanie, en solidarité avec le mouvement populaire palestinien, réussit des nouvelles percées dans la lutte commune pour la libération de la Palestine.
CE SONT NOS CAMARADES !
 


Le 18 juillet 2014